Ah Punaise! un Rhaphigaster nebulosa

Macrophotographie et profondeur de champ

En macrophotographie, même avec un objectif dédié très lumineux, la luminosité est toujours un facteur limitant, et dans ces conditions, se jouer de la profondeur de champ est souvent une véritable gageure.

Une astuce, moyennant courage et rigueur, consiste à multiplier les clichés en variant la mise au point, puis à les empiler sous Photoshop, et après alignement, à masquer sur chaque calque les parties floues. Évidemment cela n'est possible qu'avec un sujet fixe et l'utilisation d'un pied, voir d'un déclencheur souple, est vivement recommandée.

Hétéroptère Rhaphigaster nebulosa

Ci-dessous, une punaise, portant le joli nom de Rhaphigaster nebulosa, confirmation obtenue auprès du Monde des Insectes, photographiée à de multiples reprises, en intérieur, en privilégiant une ouverture confortable, et en faisant varier la mise au point à chaque nouveau cliché.

Photo de Rhaphigaster nebulosa après traitement

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Méthodologie utilisée

  • Le sujet doit être impérativement fixe, ici, la punaise s'est montrée très conciliante. Pile des calques

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  • Utiliser un pied, voir un déclencheur souple, voir le lever du miroir si le reflex en est équipé...
  • Choisir une grande ouverture pour pallier au déficit de lumière, ce qui, bien sûr, réduira la profondeur de champ, mais justement cela sera réglé par le post-traitement.
  • Répéter les clichés en faisant varier la mise au point, par exemple ici, la mise au point a d'abord été faite sur la partie dorsale, puis la tête, puis les pattes, etc...
  • Aligner les calques

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    Traiter les différents fichiers de la même façon: ici il s'agissait de fichiers RAW développés dans Caméra Raw et traités à l'identique (luminosité, contraste,etc...)
  • Regrouper tous ces fichiers en autant de calques dans un nouveau document Photoshop, puis utiliser la fonction edit/auto-align layers pour que le sujet soit toujours bien aligné d'un calque à l'autre.
  • Pour finir: il suffit de traiter chaque calque individuellement de façon à masquer très soigneusement les parties floues de chaque cliché.

Le résultat, obtenu avec 6 fichiers, n'est certes pas parfait. Quelques clichés supplémentaires, avec mise au point sur les pattes avant notamment, auraient permis de parfaire les choses, mais la méthode est quand même intéressante. Voir ci-dessous les 6 clichés utilisés:

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Alternative

A noter, l'existence du logiciel gratuit Combine Zp qui permet certainement un travail plus précis et moins répétitif, mais ce logiciel refuse de fonctionner sur mon poste de travail...

2 Commentaires à propos de “Ah Punaise! un Rhaphigaster nebulosa

  1. Merci, c’est un joli compliment.
    Tarabistouilles déroute souvent le visiteur, par son côté un peu « éparpillé ».
    Mais il est si difficile de se restreindre à un seul centre d’intérêt…

  2. J’ignorais qu’avec photoshop on pouvait améliorer ces détails. J’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir ce site. Je compte revenir très souvent parce qu’il est simplement intéressant. Bravo, courage pour la suite.

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